Ambivalence est mon deuxième prénom

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Il y a que je hais la disponibilité croissante (et non pas décroissante dans mon cas) que demande l’allaitement à la demande et que j’adore à la fois sentir et voir mon tout-petit blotti contre moi à ces occasions-là.

Je hais devoir être « in charge » des phases d’endormissement de mon fils, honorer des tétées qui durent des décennies et être réveillée religieusement toutes les deux heures en début de nuit mais rechigne à changer de méthode. La peur de lui paraître trop brusque, pire, impitoyable.

Je hais cette intranquillité, cette sollicitude de tous les instants, cette dépossession de soi tout en adorant me savoir utile, lui « appartenir » et le savoir heureux d’avoir quelqu’un pour le chérir.

Et je hais cette ambivalence, cette folie d’adorer et de haïr à la fois, de jubiler puis de pester et de ne jamais savoir sur quel pied danser.