Le temps : véritable « article » de luxe quand on devient maman

Bébé en train de jouer au sol - illustration blog parentintraining.net

Le « mauvais » temps a cela de redoutable qu’il lève le voile entre nos pensées les plus profondes et nous. Ces conversations internes épineuses qu’un soleil radieux, divertissement par excellence pour toutes les activités en plein air qu’il permet, rend souvent inaudibles.

Aujourd’hui est l’un de ces jours où il n’est plus de voile. Et que susurrent, que dis-je, hurlent mes pensées ? Que la cherté d’une vie avec un bébé n’est pas dans les articles de puériculture ou dans la Rolls Royce des poussettes. La cherté et même, le luxe, est ailleurs : il est dans le temps que l’on est en capacité de s’accorder.

Et c’est bien simple, je n’en ai plus. Plus pour moi, plus pour aller au bout de ces projets que je voudrais réaliser aussi bien pour moi que pour lui. Cet enfant pour qui j’ai le devoir de poser les bases d’une vie sereine, à qui je voudrais léguer de belles choses pour qu’il n’ait qu’à se soucier d’être, de bien grandir et de cultiver ses loisirs.

Seulement, une impasse me fait face. Et ils ont beau assener que « Ça passera ! », ma question à moi c’est « Quand ? », « Quand pourrais-je être à nouveau maître de mon temps ? ». Et derrière cette interrogation, la crainte de ne plus jamais être en mesure de me l’offrir.