« Tu fileras droit, mon fils. »

Photo d'illustration article "Tu fileras droit mon fils", blog parentintraining.net

« Je ne tolérerai pas qu’il me réponde. », « Il aura intérêt à obéir. », « Pas de caprices avec moi ! », « Qu’il ose me dire non… ». Ces mots, je les ai pensés très fort, tenus ou écrits. Ils ont été les exemples d’une dissertation sur l’éducation en trois parties visant à défendre l’autorité, la soumission et la punition.

Après tout, dans ma proche chambre d’enfant, on pouvait encore lire, il n’y a pas si longtemps, le terme « discipline » écrit de ma main, en grand. Une sorte de leitmotiv pour être la meilleure version de celle que je croyais devoir être : inflexible et infaillible. Une ligne de conduite que mon enfant à naître aurait, tôt ou tard, été contraint de suivre.

Bien heureusement, la rencontre avec mon mignon a mis à mal la représentation que je me faisais de la parentalité. Je refuse d’être dans le rapport de force constant, de nourrir une relation verticale dans laquelle mon fils ne serait qu’opprimé. À part de la terreur, du dégoût, de la haine, je ne vois pas ce qu’il en tirerait.

Je veux arrêter de supposer qu’il n’y a que de cette manière-là qu’il apprendra le respect et entretenir avec lui des rapports sereins et de proximité. Qu’il me dise avec fierté : « Maman, regarde ce que j’ai fait ! », plutôt que de ne rien partager et être dans la crainte permanente de recevoir un soufflet. C’est compliqué de s’extraire du moule qui nous a façonnés. Sauf que c’est de ma merveille dont il s’agit et pour elle, je me transcenderai.

Article initialement publié sur Instagram